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Que faire en cas de refus de signature du PV de réception des travaux ?

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par Archipad

Sommaire

À la fin des travaux, la réception est l’étape qui clôture techniquement et administrativement un chantier. Quand le maître d’ouvrage refuse de signer le pv de réception, la situation se tend rapidement : la date de réception n’est pas stabilisée, les réserves ne sont pas cadrées et le dossier devient difficile à piloter.

L’objectif de cet article est de clarifier le cadre de la réception au sens de l’article 1792-6 du code civil, les formes possibles de réception (réception express, réception tacite, réception judiciaire), les motifs de refus les plus courants et, surtout, la procédure à appliquer lorsque la signature du procès verbal n’est pas obtenue.

Vous trouverez une méthode opérationnelle : quoi constater, comment rédiger un procès-verbal exploitable, quelles précautions prendre pour documenter la conformité des travaux, et comment organiser le suivi jusqu’à la levée des réserves.

Si vous souhaitez comprendre le rôle du PV, son contenu et son fonctionnement, consultez notre article complet sur le procès-verbal de réception de chantier.

En résumé

  • La réception déclenche les garanties légales : parfait achèvement, biennale, décennale.
  • Le refus de signer doit être documenté par des constats datés et des réserves précises.
  • Sans signature, un PV de constat aide à tracer l’état de l’ouvrage et à piloter la contre-visite.
  • La formalisation écrite limite les contestations sur la conformité des travaux et la date de réception.
  • Avec Archipad, la liste de réserves reste à jour, partagée, et suivie jusqu’à la clôture.
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Que sécurise le pv de réception en cas de refus de signer ?

Définition et rôle du pv de réception

Le procès-verbal de réception formalise l’acceptation de l’ouvrage par le maître d’ouvrage, avec ou sans réserves. Sur le plan pratique, il sert à :

  • fixer une date de réception ;
  • lister les réserves et organiser leur levée ;
  • marquer la fin du chantier au sens contractuel, même si des reprises restent à faire.

Une confusion revient fréquemment : PV non signé ne signifie pas systématiquement refus de réception. Deux situations doivent être distinguées :

  • le maître d’ouvrage refuse de signer : il n’y a pas de réception expresse par PV signé, donc la date de réception reste à sécuriser (réception tacite ou judiciaire pouvant ensuite être discutées selon les faits) ; il convient de consigner le refus, de formaliser les réserves et de planifier une suite (contre-visite, délais, modalités).
  • l’entreprise ou la maîtrise d’œuvre ne signe pas (PV jugé défavorable) : cela n’empêche pas en soi le maître d’ouvrage de prononcer la réception, mais l’absence d’écrit factuel complique ensuite l’établissement des constats et le suivi des réserves.

Le cadre posé par l’article 1792-6

Le mécanisme est classiquement rattaché à l’article 1792-6 du code civil : la réception est l’acte par lequel le maître d’ouvrage déclare accepter l’ouvrage, avec ou sans réserves, à l’amiable ou judiciairement. Ce point est central, car il structure ensuite le régime des responsabilités et les délais des garanties légales.

Les formes de réception à connaître

Selon le contexte, la réception peut prendre plusieurs formes :

  • Réception express : réception formalisée par écrit (PV de réception), idéalement signé, qui fixe clairement la date et les réserves.
  • Réception tacite : réception déduite d’un faisceau d’indices, notamment la prise de possession et le paiement (intégral ou substantiel selon les cas). Elle existe en pratique, mais elle expose davantage à la discussion sur la date et sur ce qui a été réellement accepté.
  • Réception judiciaire : lorsque l’accord amiable est impossible, une réception peut être fixée par le juge. Elle intervient dans les dossiers bloqués où l’absence de réception empêche de stabiliser la situation.

Ce que déclenche la réception côté garanties

Une fois la réception actée, le calendrier des garanties légales s’organise notamment autour de :

Identifier le motif du refus et le rôle de chaque intervenant

Refus lié à la conformité des travaux

L’un des motifs les plus fréquents est un désaccord sur la conformité des travaux. On rencontre notamment :

  • des prestations manquantes (lot non terminé, essais non réalisés, mise en service non faite) ;
  • des non-conformités techniques (écart au marché, au CCTP, aux plans, aux règles de l’art) ;
  • des finitions ou réglages qui conditionnent l’usage.

Dans ces cas, la réception peut être refusée si l’ouvrage n’est pas recevable, ou acceptée avec réserves si les écarts sont listables et traitables.

Refus lié aux documents, au paiement ou au calendrier

Un refus peut aussi porter sur des éléments périphériques à l’exécution :

  • DOE ou pièces de fin de chantier jugés incomplets ;
  • désaccord sur un planning de reprise ;
  • confusion entre réception et règlement des factures.

Même quand le motif n’est pas technique, le résultat est identique : refus de signer le pv de réception des travaux et absence de date stabilisée.

Le rôle du maître d’ouvrage et du maître d’œuvre

Le maître d’ouvrage accepte ou refuse la réception. Le maître d’œuvre (et, selon les documents, le maître d’œuvre) prépare souvent les opérations préalables, consolide les remarques, et organise la réunion de réception. 

Les entreprises, elles, doivent être en mesure de justifier l’exécution, de traiter les réserves et d’apporter les éléments de preuve utiles (PV d’essais, fiches techniques, photos datées, etc.).

Quelle procédure suivre en cas de refus de signer le PV de réception ?

Organiser le contradictoire et cadrer la convocation

La réception se prépare comme une réunion de chantier : date, périmètre, participants, documents. En cas de tension annoncée, la convocation doit être formalisée (et conservée). 

Quand cela devient houleux, un envoi en lettre recommandée avec AR (LRAR)  est une pratique courante pour matérialiser la preuve de convocation et des échanges (à adapter au contrat et au contexte).

Maintenir la réunion de réception et consigner les constats

Si le client refuse de signer, l’enjeu immédiat est de figer des faits datés. Maintenez la visite (si elle peut se tenir) et consignez :

  • zones visitées, présents, date et heure ;
  • réserves avec localisation précise (pièce, niveau, repère) ;
  • prestations non achevées ;
  • photos utiles (avec repères et contexte).

Rédiger un PV exploitable même sans signature du maître d’ouvrage

Vous pouvez établir un PV de constat relatant la visite, même sans signature. En revanche, ce document ne vaut pas, à lui seul, réception expresse. 

Mentionnez explicitement : « le maître d’ouvrage refuse de signer » et, si un motif est donné, reprenez-le tel quel, sans interprétation. 

Le procès verbal pv doit rester descriptif : faits, réserves, délais proposés, modalités de contrôle.

Envoyer le PV et formaliser la suite

Après la visite :

  • envoyez le document rapidement (selon le contrat : courrier, e-mail, remise contre émargement) ;
  • proposez une date de contre-visite ou un mode de validation des levées de réserves ;
  • organisez la mise à jour de la liste de réserves (responsable, délai, statut par point).

Si le refus est total ou manifestement non motivé

Quand le refus bloque tout, les pratiques courantes consistent à :

  • adresser une mise en demeure de se présenter à une nouvelle date de réception (souvent en LRAR) ;
  • documenter le caractère « non motivé » du refus (ou les motifs qui ne portent pas sur l’ouvrage) ;
  • renforcer les preuves (parfois via constat, selon les dossiers).
    En cas de blocage durable, une voie contentieuse peut être envisagée (référé, expert judiciaire, ou réception judiciaire). L’objectif n’est pas d’aller au litige, mais de savoir que ces options existent lorsque le refus devient « abusif » et entraîne des préjudices (frais de maintien, immobilisations, retards). 

Gérer le risque de réception tacite

Si l’ouvrage est pris en possession et que le prix est payé (intégralement ou de manière substantielle), le risque de débat autour d’une réception tacite augmente. 

Pour limiter l’incertitude, l’écrit reste la protection : compte rendu daté, relances, proposition de rendez-vous, liste de réserves tenue à jour.

Comment éviter le refus de signature et sécuriser la réception ?

Préparer la réception dès l’approche de la fin des travaux

Pour éviter un refus le jour de la réception, la préparation se fait avant la fin des travaux :

  • OPR structurée par lots ;
  • autocontrôle des points critiques (tests, réglages, sécurité) ;
  • pré-collecte des documents à remettre.

Standardiser le contenu du PV et la liste de réserves

Un PV standardisé réduit les oublis : identification, date, réserves localisées, délais, modalités de validation. 

La liste de réserves doit être exploitable par les équipes : une réserve = un lieu + un constat + une action attendue + un responsable + une date cible.

Comment sécuriser la réception grâce à Archipad ?

Archipad est un logiciel de suivi de chantier qui permet de cadrer la réception avec une logique simple : réduire la ressaisie et limiter les écarts de version grâce à une saisie centralisée (sur ordinateur ou tablette). Concrètement, vous pouvez :

  • saisir les réserves pendant la visite, avec localisation et photos associées ;
  • centraliser PV, remarques et historique des échanges au même endroit ;
  • assurer la mise à jour des statuts et suivre l’avancement lot par lot ;
  • partager aux intervenants concernés et préparer la contre-visite.

En cas de refus de signer, cette traçabilité facilite la relecture du dossier, la préparation des reprises et la vérification de la conformité des travaux jusqu’à la fin du chantier.

Conclusion

En cas de refus de signer le pv de réception des travaux, l’objectif est de sécuriser des faits datés : visite maintenue si possible, réserves localisées, photos, procès verbal (pv factuel) mentionnant le refus, puis envoi formalisé. 

La mise à jour du suivi (responsables, délais, statuts) permet d’organiser les reprises et de préparer la contre-visite.

Cette rigueur aide à stabiliser la date de réception et à encadrer la suite, qu’elle passe par une réception avec réserves, une réception tacite discutée ou une réception judiciaire. 

Le fil directeur reste le même : documenter la conformité des travaux jusqu’à la fin du chantier.

FAQ

1. Est-ce qu’un PV de réception de travaux non signé est valable ?

Un PV non signé par le maître d’ouvrage n’a pas la même portée qu’un PV signé contradictoirement. En revanche, un document daté qui relate la visite, liste les réserves et mentionne le refus constitue une base factuelle (constats, réserves, refus) et une preuve de démarche.

2. Peut-on refuser de signer un PV ? 

Oui. Le maître d’ouvrage peut refuser s’il considère que l’ouvrage n’est pas acceptable en l’état. Le refus est plus exploitable lorsqu’il est motivé et rattaché à des écarts précis.

3. Comment refuser une réception de travaux ?

Le refus doit être formulé clairement, idéalement par écrit, avec une liste de non-conformités ou d’inachèvements, leur localisation, et une proposition de nouvelle visite après reprise.

4. Quelles sont les conséquences du refus de réception des travaux ?

Le refus empêche de stabiliser la date de réception, complique l’organisation des suites (réserves, documents, validations) et rend le calendrier des garanties plus difficile à cadrer, notamment si une réception tacite est ensuite discutée.

5. Quelles sont les garanties après la réception des travaux ?

Après réception, les garanties légales s’appliquent selon la nature des désordres : garantie de parfait achèvement, garantie biennale et garantie décennale, avec un point de départ organisé autour de la date de réception.

Mic Fast

Fondateur d’Archipad et expert en conception logicielle depuis plus de 40 ans, Mic accompagne les professionnels du BTP dans la digitalisation de leur suivi de chantiers. Grâce à son expérience en UI/UX, innovation produit et gestion de projet, il partage dans ses articles des conseils concrets pour optimiser le suivi de chantier et accélérer la transition numérique du secteur.

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