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Prévenir les pathologies du bâtiment – Toits et charpentes

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par Archipad
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Charpente en bois

Quelques conseils pratiques pour éviter les déformations des toits et charpentes.

Les toitures des maisons d’habitation et des bâtiments sont la plupart du temps réalisées en bois. Les charpentes traditionnelles sont conçues pour résister à l’ensemble des contraintes auxquelles elles seront soumises durant la vie du bâtiment : le poids des fenêtres de toit, des tuiles ou des ardoises, la pression du vent, les intempéries… Mais, à la longue, ces multiples contraintes peuvent engendrer des déformations qui risquent à terme de fragiliser l’ensemble de la structure. Naturellement, l’ensemble de la charpente suit les mouvements des bois qui la composent, mouvements liés au taux d’humidité dans l’air. Si un seul de ses éléments se déforme, toute la toiture est déstabilisée. Ce phénomène de déformation doit donc être pris en compte dès la mise en place de la charpente qui devra être entretenue régulièrement tout au long de sa vie.

Quelles précautions prendre pour minimiser au maximum les déformations des charpentes ?

Notons d’emblée que l’emploi massif des fermettes industrielles en construction a réduit considérablement les désordres au niveau des charpentes. Par ailleurs, les déformations des ouvrages en bois se traduisent, dans la majeure partie des cas, par des préjudices esthétiques qui n’affectent que peu la solidité de l’ensemble.

Des mesures préventives pour les charpentes traditionnelles en bois assemblées sur chantier

Pour limiter la déformation des charpentes en bois, il est impératif de veiller au dimensionnement et à la bonne qualité du bois utilisé. Le bois ne doit pas présenter un nombre trop important de nœuds, points de fragilisation, et il doit avoir un taux d’humidité proche de celui de sa stabilisation.

  • Veiller au bon dimensionnement des ouvrages de charpente.
  • Choisir le bon matériau bois : le bois de structure doit répondre à des caractéristiques qui permettent d’estimer sa résistance aux contraintes auxquelles il sera exposé.
  • Adapter les bois aux utilisations envisagées.
  • Appliquer le traitement de préservation qui convient : consulter les experts locaux ou nationaux sur le risque d’attaque par les insectes.
  • Porter une attention particulière à l’humidité du bois pour se prémunir des « gerces de dessiccation » et de déformations plus importantes que celles prévues.
  • Soigner la conception et les assemblages de l’ouvrage.
  • Assurer un bon ancrage de la charpente au gros œuvre.
  • Entretenir régulièrement les charpentes et utiliser dans des conditions normales les ouvrages pour une bonne durabilité.

N.B : Le bois ne doit pas être stocké de manière prolongée sur le chantier. Le transport, le stockage et le montage doivent être réalisés à l’abri des variations hygrométriques. Les éléments seront protégés mais pas emballés de manière étanche afin d’éviter les condensations. Enfin, il est impératif de coordonner la pose de la charpente et l’intervention du couvreur.

Des mesures préventives pour les charpentes industrialisées ou charpentes fermettes

La plupart des déformations affectant les fermettes proviennent du flambement ou du déversement des pièces comprimées. Pour éviter ces déformations visibles au niveau des couvertures en tuile, il faut avant tout respecter les règles de conception, de mise en œuvre et de calcul prévues par le DTU 31.3 et l’Eurocode 5.

  • Vérifier le traitement préalable de la charpente (termites, insectes xylophages, champignons).
  • Respecter scrupuleusement le plan de pose fourni par le fabricant. Les poseurs doivent avoir reçu une formation spécialisée dans la lecture des plans.
  • Pour toute intervention ultérieure ayant une incidence sur la tenue de la charpente, il faut recourir systématiquement à un nouveau calcul de résistance et de stabilité par un BET spécialisé qui tiendra compte des nouveaux reports de charges découlant des modifications.

NB : Aménager des combles perdus est une intervention risquée qui peut entraîner des déformations des charpentes, des couvertures, des planchers, etc. Il faut donc recourir systématiquement à un nouveau calcul de résistance et de stabilité par un BET spécialisé, préserver la stabilité de l’ouvrage en contrôlant chaque phase du chantier et apporter un
soin particulier aux assemblages.

Prévenir les désordres d’infiltration : la pose des écrans de sous-toiture

La couverture doit être conçue de manière à faciliter l’écoulement de l’eau, en y opposant le moins d’obstacles possibles. Sa conception doit anticiper les désordres possibles en tenant compte des exigences du site : situation géographique, degré d’exposition de l’ouvrage à réaliser. Mais la neige poudreuse, le vent, la poussière, les feuilles, et l’eau en cas de toiture à faible pente, peuvent parfois pénétrer sous la couverture par les raccords qui la composent. La réalisation d’un écran de sous-toiture « performant » est donc nécessaire.

La pose de cet écran implique une parfaite coordination entre le couvreur qui le met en place et les corps d’état qui ont besoin de traversées, sorties VMC par exemple. Les écrans souples de sous-toiture, les plus courants, font l’objet d’une certification QB25 avec le référentiel du NF DTU 40.29 et d’un classement performanciel EST, qui guident les règles de pose.

  • Sélectionner le mode de pose, ventilé en sous-face ou non : le mode de pose guide le choix du matériau en termes de perméabilité. En cas d’absence de ventilation en sous-face, l’emploi de matériau hautement perméable à la vapeur d’eau (HPV) est indispensable.
  • Retenir des matériaux certifiés bénéficiant d’un classement EST correspondant à leur
    situation dans l’ouvrage.
  • Soigner la mise en œuvre en assurant une pose tendue.

NB : Le soin apporté à la pose au traitement des points singuliers détermine l’efficacité de l’écran.

Le maître d’ouvrage a un rôle essentiel dans l’entretien préventif des couvertures dont dépendra leur durée de vie. Cet entretien préventif permet d’anticiper, d’identifier et de planifier les travaux nécessaires et donc les dépenses liées à l’exploitation de la toiture et du bâtiment.
Pour approfondir le sujet, nous vous conseillons la consultation de la sixième édition des Fiches pathologie bâtiment réalisée en partenariat par l’AQC et la Fondation Excellence SMA.

Photographie : (c) Trek6500

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